Bonjour …irrépressible 😉 

Nous voilà rentrés depuis une quinzaine. L’été est un temps de détente propice à la prise de conscience, car être relax rime avec ouverture des écoutilles, en d’autres mots, à notre faculté de perception. La connexion à l’essentiel s’opère alors comme par magie et nous refaisons le plein en énergie.

Fin août, il semble impossible de remettre le couvercle sur les besoins et désirs profonds  qui ont (re) fait sur face et sont venus nourrir de nouvelles intentions. Début septembre, nous jouons les prolongations et amorçons la rentrée boostés par les odeurs de lavandes, le souvenir d’un magnifique coucher de soleil ou la saveur des apéros entre amis. Fin octobre, nous sommes nombreux à avoir retrouvé notre rythme de croisière frénétique d’avant les vacances et à avoir finalement renoncé à aller au sport ou à mettre en place un nouveau rituel pour préserver l’énergie retrouvée.

Où en êtes-vous en ce lundi 20 septembre? Avez-vous pu maintenir le cap? J’aimerais approfondir dans les bonjours d’automne la question de notre énergie retrouvée et de ce que nous en faisons et interroger comment nous pouvons la garder même sans avoir besoin de déconnecter du travail.

Face à une envie forte, vous arrive-t-il par exemple de ne pas savoir  par où commencer? Et, paradoxalement, vous retrouver à procrastiner de façon incompréhensible? En sentant pourtant au fond de vous qu’à force d’attendre cela pourrait déborder?

Pour ma part, ma petite voix intérieure ne manque pas alors de sussurer « tu en veux toujours trop, quel gâchis » ! En apparence, la parfaite excuse pour reporter toujours à plus tard une envie qui, elle, se manifeste clairement et de façon de plus en plus pressante.

Au final, quelle autre option avons-nous que de la soulager? Plus nous la retenons, plus le risque est grand de ne plus rien contrôler du tout Devant une nécessité qui s’impose,  la meilleure chose à faire n’est-elle pas  d’aller voir concrètement de quoi il en retourne?

Si dès que le besoin se manifeste, je lui laisse libre-cours, alors nous premières avancées aussi minimes soient-elles me renseignent concrètement sur comment aborder la suite. A défaut d’arriver au but, je gagne en perspective, et je prends la mesure de ce que cela veut dire.

Oui, je sais, souvent un premier pas peu apparaître comme une goutte dans l’Océan. Le premier pas peut nous coûter, mais une goutte ajoutée à une autre finit par creuser la roche et se frayer son chemin. Et au final, la satisfaction de cheminer remplit le vase de ce qui nous donne de l’énergie. Tout en évitant de faire déborder celui du ras-le-bol de notre inertie ou de notre insatisfaction.

Pour désamorcer nos peurs de l’échec ou du regard des autres (voir de faire face à propre regard), Mandela nous offre une formule merveilleuse . « Je ne perds jamais: soit je gagne, soit j’apprends ». Je m’y raccroche à chaque fois que j’ai besoin de courage pour répondre à une envie persistante qui m’emmène dans l’inconnu.

Le Manneken Pis quant à lui, est une illustration de la belle insouciance qui accompagne un besoin irrépressible satisfait ! Irrésistible!
Belle semaine !